lucilla galeazzi & bnet houariyat

Lucilla Galeazzi / B’net Houariyat

les voix magiques de la méditerranée

Le project

Leur continent n’est pas le même, une mer les sépare, et pourtant elles chantent dans un même désir partagé, l’amour, la maternité, mais aussi la dureté de la vie, leurs espoirs et leurs colères.

Il n’y a qu’un soleil, qu’une seule mer Méditerranée, mais des traditions musicales méditerranéennes multiples. Ce qui les rassemble ? La présence prégnante de voix féminines. Initiée aux traditions vocales de l’Ombrie, sa terre natale, compagne musicale de Giovanna Marini et de son quatuor pendant près de 20 ans, s’aventurant dans la musique contemporaine comme dans le jazz, Lucilla Galeazzi est aujourd’hui une figure centrale du chant populaire italien. Sa voix est gorgée de la mémoire de ce peuple, de ses passions et de ses luttes politiques. Pour ce spectacle qu’elle a imaginé, Lucilla Galeazzi s’est entourée de l’ensemble B’net Houariyat composé de cinq femmes marocaines chanteuses et percussionnistes. Ces musiciennes, originaires de la région de Marrakech, chantent et dansent au rythme des percussions et des musiques traditionnelles de leurs tribus d’origine de I’Houara (région entre Taraoudant et Tiznit) et de I’Hammada (haut-plateau du Dra’a). Elles n’ignorent pas davantage les danses berbères et les répertoires tels que l’Aita (I’appel de séduction féminine) et le Cha’abi (le style populaire qui a donné naissance au Raï). Au-delà des stéréotypes, animé par un regard sans concession qui manie la critique sociale autant que l’humour, l’imaginaire féminin véhiculé par I’art musical des B’net Houariyat témoigne des facettes complexes de leur condition féminine et de la diversité des façons de vivre I’islam. D’une rive à l’autre, du Maroc à l’Italie, ces musiciennes, croisant ainsi leurs deux traditions, nous feront découvrir, à travers leurs chants, combien ces deux peuples partagent rythmes et inspiration. Du sud et du centre de l’Italie aux paysages marocains, toutes racontent les joies et les douleurs de la vie quotidienne, les mouvements d’existences rythmées par l’omniprésence des enfants, les lamentations du deuil, la plaie douloureuse et lancinante ouverte par l’immigration et l’arrachement à sa propre terre.

Les Voix Magiques
Un ensemble de voix féminines représentant les différentes régions de l’Italie

lucilla galeazzi : ombrie
enza prestia : campanie/calabre
valeria cimo : sicile
valentina ferraiolo : lazio
enza pagliara : pouilles

Chants traditionnels italiens et d’inspiration traditionnelle

lucilla galezzi

Lucilla Galeazzi est considérée comme l’une des plus grandes figures de la chanson populaire traditionnelle italienne. Née à Terni, en Italie, elle se rapproche de la musique populaire de l’Ombrie pendant ses études universitaires, et étudie le chant avec la soprano Michiko Harayama et avec la basse Gianni Socci. Après ses études, en 1977, elle entre dans le Quatuor Vocal de Giovanna Marini, avec laquelle elle collabore jusqu’en 1994 pour de nombreux spectacles et disques. Parallèlement, elle mène une carrière de soliste dans des salles prestigieuses.

Dès 1982, le spectacle Un Sogno Cosi d’Osvaldo Calò et Tomas Gubitsch, consacré aux chansons italiennes des années 60, la révèle au public français. En 1987, elle fonde son propre groupe, Il Trillo, avec Ambrogio Sparagna et Carlo Rizzo, groupe avec lequel elle donne des concerts dans tous les festivals européens. En 1990, Lucilla Galeazzi compte parmi les vainqueurs du fameux Festival de Recanati avec la chanson Il Canto Magico delle Sirene. 1994 marque la naissance du projet Cuore di Terra, avec Massimo Nardi, Carlo Mariani, Nicola Raffone, Antonio Ramous, Salvatore Zambataro et Massimo Carrano. C’est avec ce projet qu’elle commence à se présenter avec des chansons de sa propre composition. Nombreuses sont également ses rencontres avec la musique contemporaine et le jazz. En France, on la connaît notamment pour sa collaboration avec l’Ensemble Arpeggiata, dirigé par Christina Pluhar, dont sont issus deux disques mythiques, La Tarantella et All’Improvviso.
Lucilla Galeazzi est l’auteur d’une discographie importante, au sein de laquelle on peut citer Cuore di Terra, Lunario, L’Albero del canto, Il Trillo, Castel del Monte (avec Michel Godard), Stagioni, et Trillo rouge. La prestigieuse Académie Charles Cros en France lui attribue en 2004 une distinction remarquée pour Stagioni et en 2005 un Coup de Coeur pour l’ensemble de sa carrière.

B’net Houariyat – chants traditionnels des femmes de l’Houara
b'net houariyat

Les B’net Houaryiat dans leur contexte traditionnel. Circoncision, Marrakech, juin 2013

Cinq femmes de Marrakech qui chantent et dansent, au rythme des instruments à percussion, en exécutant les musiques traditionnelles de leur tribu d’origine, l’Houara (région entre Taraoudant et Tiznit), de l’Hammada (haut-plateau du Dra’a), ainsi que les danses berbères et les répertoires citadins tels que l’ ‘aïta (l’appel de séduction féminine) et le cha ‘abi (le style populaire qui a donné naissance à la musique raï).

L’image féminine qui se manifeste dans l’art musical des B’net Houariyat reflète la multiplicité des façons de vivre l’Islam et la condition féminine, au-delà des stéréotypes, avec émotion, humour et énergie.

Parmi les thèmes de leurs chansons: l’exaltation de l’amour et de la beauté; le cri de révolte de la jeune femme qui refuse le mariage combiné avec un homme riche et vieux; la dérision de l’homme qui a plusieurs femmes et qui traîne sa vie pour maintenir ses ménages; la danse rituelle de la femme possédée par ses esprits; le soutien à l’équipe nationale en l’occasion de la Coupe du Monde 1998; la critique à Bob Marley et aux formes de fanatisme de la scène pop actuelle.

Le groupe s’est produit pour la première fois, en dehors du contexte traditionnel, le 25 juillet 1995, à Milan, à l’occasion du Festival Le notti di San Lorenzo. Les B’net Houariyat ont ensuite participé au Festival International de la Méditerranée de Marseille, au Festival du Jazz de Amiens, au Festival Mundial de Tilburg, au Festival del Mediterraneo de Genova, à Suoni dal Mondo de Bologna, au Festival du Mouvement International des Musiques Innovatrices de Arles, à Officina Mediterraneo de Palermo, à Musica dei Popoli de Firenze, à Sons d’Hiver de Paris, à Musiques Métisses d’Angoulême, au Womad de Reading, au Festival d’Autunno de Roma, au M.A.S.A. de Abidjan, aux FrancoFolies de Montréal, au Houston International Festival, au Jazz & Heritage Festival de New Orleans et à l’ International Festival of Louisiana de Lafayette, en s’exhibant, entre autre, à Paris (Institut du Monde Arabe, New Morning, Sons d’Hiver, Cabaret Sauvage), Roma (Giardini della Filarmonica), Torino (Teatro Regio), Frankfurt (Palmengarten), Amsterdam, Bruxelles, Genève, Lille, Lisboa, Liège, Rotterdam, Utrecht.

Line up

maria sadqi : chant, ta’ arija, toubsil
khadija haliba :  chant, danse, ta’ arija, bendir
malika Rahmi : chant, danse, tara
ezzohara tarab : chant, d’ awd’ aw
jamila tarab : chant, danse, naqqous, triyar

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